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Nico Jamin, Professional Racing Driver
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« Jouer le titre en ELMS, attirer l’attention d’un constructeur en Blancpain »

« Jouer le titre en ELMS, attirer l’attention d’un constructeur en Blancpain »


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// 17 Jul 2018

 

 

Après une saison en F4 française puis en Renault 2.0, Nicolas Jamin a évolué quatre ans aux États-Unis. Vainqueur de courses partout où il a piloté (USF2000, Pro-Mazda, IMSA et Indy Lights), le voici de retour en Europe pour la saison 2018. Cinq mois après, il fait le point sur son double programme de course.
 
De retour des États-Unis, vous avez débuté en Endurance (ELMS) par un podium dès votre première course dans une LMP2. Belle transition…
C’est vrai qu’après quatre années en Amérique, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Changement de culture et changement de matériels, en passant de la monoplace à un prototype et à une GT. En ELMS, tout d’abord, c’était aussi une nouvelle aventure pour mon équipe, Duqueine Engineering, sans essais préalables avant d’arriver au Paul Ricard. Finalement, on a posé la LMP2 Oreca sur la piste, et on a tout de suite été performant. Dès nos premiers tours de découverte.
 
Que vous inspire une LMP2 par rapport aux monoplaces pilotées auparavant ?
C’est très proche d’une Dallara d’Indy Lights. Une LMP2 est en fait une monoplace avec un toit. Beaucoup d’aéro, beaucoup de chevaux, des freins carbone… La technique de pilotage est la même, on fait tourner l’auto de la même façon. J’ai juste été surpris par la charge aéro, bien supérieure à ce que j’avais connue aux États-Unis.
 
Podium au Paul Ricard, deuxième place sur la grille à Monza… Satisfait de vos débuts ?
Oui, sur deux pistes différentes, on était dans le coup. J’ai forcément été un peu surpris que nous soyons aussitôt si performants face à des gens plus aguerris que nous en LMP2. Surtout sans aucun test préparatoire. Cela prouve la compétence de l’équipe Duqueine et la bonne préparation de la voiture. A Monza, la performance était bien là mais quelques aléas de course nous ont repoussé à la sixième place.

« On n’est pas loin des leaders en ELMS, donc il est réaliste d’espérer jouer le titre. »

 L’objectif en ELMS est donc de signer une victoire ?
Une victoire, oui, ou plutôt des victoires, et le titre. On n’est pas loin des leaders. Il est réaliste d’espérer jouer le titre. Le potentiel est là et on a appris de nos erreurs en course à Monza. On sera donc redoutable jusqu’au bout.
 
Dès le Red Bull Ring (du 20 au 22 juillet), une nouvelle piste pour vous.
Oui, je n’ai jamais roulé là-bas. Mais mes équipiers, Nelson Panciatici et Pierre Ragues, si. Heureusement, contrairement à Monza, nous serons présents aux essais privés du mercredi. L’équipe consent de gros efforts pour nous permettre d’être dans le coup. Ce sera d’une grande aide pour apprendre le circuit et régler la voiture. Je ne doute pas que nous serons aux avant-postes.
 
Votre autre programme 2018 est le Blancpain GT Series Sprint Cup. Une plus grande nouveauté pour vous ?
Pour le coup, j’ai découvert un univers totalement différent. Autant en ELMS, c’était un peu une zone de confort, autant là, j’ai énormément à apprendre. Je débarque dans un championnat de spécialistes, qui sont là depuis des années, donc je ne peux pas d’entrée être au même niveau.

« Dans une LMP2 ou une Indy Light, il faut pousser au maximum pour aller chercher la limite. Dans une GT, la limite arrive plus vite. Au début, je poussais trop et je me retrouvais au-dessus du grip. »

Piloter une GT vous a-t-il demandé une plus grande adaptation ?

Et comment ! Une GT n’a rien à voir avec une monoplace ou un proto du Mans. Elle est plus lourde, plus souple, avec moins d’aéro. Dans une LMP2 ou une Indy Lights, il faut pousser au maximum pour aller chercher la limite. Cette dernière est très loin. Dans une GT, la limite arrive plus vite. Au début, je poussais trop et donc l’avant saturait vite et je me retrouvais au-dessus du grip.
 
Votre pole position de Misano a dû vous rassurer ?
Je n’étais pas inquiet car j’ai confiance en mes qualités ! A Misano, déjà, la Mercedes était très performante, et en plus, mon équipier et moi avions trouvé de bons réglages. Disons que j’ai eu comme un déclic là-bas. Je pilote mieux ma GT3.
 
Quel est votre objectif cette saison en Blancpain ?
Apprendre, apprendre et apprendre ! Face à de vrais spécialistes, il faut du temps pour être parmi les meilleurs. La transition n’a pas été facile pour moi mais je progresse constamment. L’objectif est de continuer dans cette lignée, de signer des pole positions, des podiums et d’attirer l’attention d’un constructeur pour le futur.

« Spa est la plus grande course de GT au monde et ce sera aussi la première course de 24 Heures de ma vie ! »

 L’autre événement de votre saison sera les 24 Heures de Spa. Excité ?
Oui ! C’est la plus grande course de GT au monde et ce sera la première course de 24 Heures de ma vie ! Jusqu’à aujourd’hui, j’ai participé au maximum à des courses de 6 Heures. Pour le coup, niveau apprentissage, je serai servi. J’évoluerai dans la catégorie Am (Amateur), donc nous viserons la victoire de catégorie. J’ai effectué une séance d’essais à Spa il y a peu. Je n’y avais pas roulé depuis 5 ans et la Formule Renault 2.0. C’était idéal car nous y avons connu toutes les conditions de pistes : mouillée, sèchante, sèche… J’ai emmagasiné beaucoup d’informations importantes. A Spa, je roulerai avec nouvel équipage, Eric Debard, Philippe Giauque et Fabien Barthez. C’est la configuration Blancpain Endurance Cup, avec toujours la même équipe, Akka ASP Team, et le même matériel.

« Jouer le titre en ELMS, attirer l’attention d’un constructeur en Blancpain »

// 17 Jul 2018


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« Jouer le titre en ELMS, attirer l’attention d’un constructeur en Blancpain »

Après une saison en F4 française puis en Renault 2.0, Nicolas Jamin a évolué quatre ans aux États-Unis. Vainqueur de courses partout où il a piloté (USF2000, Pro-Mazda, IMSA et Indy Lights), le voici de retour en Europe pour la saison 2018. Cinq mois après, il fait le point sur son double programme de course.
 
De retour des États-Unis, vous avez débuté en Endurance (ELMS) par un podium dès votre première course dans une LMP2. Belle transition…
C’est vrai qu’après quatre années en Amérique, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Changement de culture et changement de matériels, en passant de la monoplace à un prototype et à une GT. En ELMS, tout d’abord, c’était aussi une nouvelle aventure pour mon équipe, Duqueine Engineering, sans essais préalables avant d’arriver au Paul Ricard. Finalement, on a posé la LMP2 Oreca sur la piste, et on a tout de suite été performant. Dès nos premiers tours de découverte.
 
Que vous inspire une LMP2 par rapport aux monoplaces pilotées auparavant ?
C’est très proche d’une Dallara d’Indy Lights. Une LMP2 est en fait une monoplace avec un toit. Beaucoup d’aéro, beaucoup de chevaux, des freins carbone… La technique de pilotage est la même, on fait tourner l’auto de la même façon. J’ai juste été surpris par la charge aéro, bien supérieure à ce que j’avais connue aux États-Unis.
 
Podium au Paul Ricard, deuxième place sur la grille à Monza… Satisfait de vos débuts ?
Oui, sur deux pistes différentes, on était dans le coup. J’ai forcément été un peu surpris que nous soyons aussitôt si performants face à des gens plus aguerris que nous en LMP2. Surtout sans aucun test préparatoire. Cela prouve la compétence de l’équipe Duqueine et la bonne préparation de la voiture. A Monza, la performance était bien là mais quelques aléas de course nous ont repoussé à la sixième place.

« On n’est pas loin des leaders en ELMS, donc il est réaliste d’espérer jouer le titre. »

 L’objectif en ELMS est donc de signer une victoire ?
Une victoire, oui, ou plutôt des victoires, et le titre. On n’est pas loin des leaders. Il est réaliste d’espérer jouer le titre. Le potentiel est là et on a appris de nos erreurs en course à Monza. On sera donc redoutable jusqu’au bout.
 
Dès le Red Bull Ring (du 20 au 22 juillet), une nouvelle piste pour vous.
Oui, je n’ai jamais roulé là-bas. Mais mes équipiers, Nelson Panciatici et Pierre Ragues, si. Heureusement, contrairement à Monza, nous serons présents aux essais privés du mercredi. L’équipe consent de gros efforts pour nous permettre d’être dans le coup. Ce sera d’une grande aide pour apprendre le circuit et régler la voiture. Je ne doute pas que nous serons aux avant-postes.
 
Votre autre programme 2018 est le Blancpain GT Series Sprint Cup. Une plus grande nouveauté pour vous ?
Pour le coup, j’ai découvert un univers totalement différent. Autant en ELMS, c’était un peu une zone de confort, autant là, j’ai énormément à apprendre. Je débarque dans un championnat de spécialistes, qui sont là depuis des années, donc je ne peux pas d’entrée être au même niveau.

« Dans une LMP2 ou une Indy Light, il faut pousser au maximum pour aller chercher la limite. Dans une GT, la limite arrive plus vite. Au début, je poussais trop et je me retrouvais au-dessus du grip. »

Piloter une GT vous a-t-il demandé une plus grande adaptation ?

Et comment ! Une GT n’a rien à voir avec une monoplace ou un proto du Mans. Elle est plus lourde, plus souple, avec moins d’aéro. Dans une LMP2 ou une Indy Lights, il faut pousser au maximum pour aller chercher la limite. Cette dernière est très loin. Dans une GT, la limite arrive plus vite. Au début, je poussais trop et donc l’avant saturait vite et je me retrouvais au-dessus du grip.
 
Votre pole position de Misano a dû vous rassurer ?
Je n’étais pas inquiet car j’ai confiance en mes qualités ! A Misano, déjà, la Mercedes était très performante, et en plus, mon équipier et moi avions trouvé de bons réglages. Disons que j’ai eu comme un déclic là-bas. Je pilote mieux ma GT3.
 
Quel est votre objectif cette saison en Blancpain ?
Apprendre, apprendre et apprendre ! Face à de vrais spécialistes, il faut du temps pour être parmi les meilleurs. La transition n’a pas été facile pour moi mais je progresse constamment. L’objectif est de continuer dans cette lignée, de signer des pole positions, des podiums et d’attirer l’attention d’un constructeur pour le futur.

« Spa est la plus grande course de GT au monde et ce sera aussi la première course de 24 Heures de ma vie ! »

 L’autre événement de votre saison sera les 24 Heures de Spa. Excité ?
Oui ! C’est la plus grande course de GT au monde et ce sera la première course de 24 Heures de ma vie ! Jusqu’à aujourd’hui, j’ai participé au maximum à des courses de 6 Heures. Pour le coup, niveau apprentissage, je serai servi. J’évoluerai dans la catégorie Am (Amateur), donc nous viserons la victoire de catégorie. J’ai effectué une séance d’essais à Spa il y a peu. Je n’y avais pas roulé depuis 5 ans et la Formule Renault 2.0. C’était idéal car nous y avons connu toutes les conditions de pistes : mouillée, sèchante, sèche… J’ai emmagasiné beaucoup d’informations importantes. A Spa, je roulerai avec nouvel équipage, Eric Debard, Philippe Giauque et Fabien Barthez. C’est la configuration Blancpain Endurance Cup, avec toujours la même équipe, Akka ASP Team, et le même matériel.

 

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